06 septembre 2008
Fédération Générale des Transports et de l'Equipement

Allocations chômage : + 2 %

Fédération

Le CA de l'UEDIC à voté difficilement une revalorisation de 2% de l'ensemble des allocations à effet du 1er juillet.

Les allocations chômage revalorisées de 2 % au 1er juillet

Comme chaque année, à la même époque, le CA de l’UNEDIC devait décider de la revalorisation des allocations de l’assurance chômage. Il a voté difficilement une revalorisation de 2 % de l’ensemble des allocations à effet du 1er juillet.

Cette revalorisation avait une importance particulière. En effet, en raison du déficit de l’assurance chômage, le patronat (MEDEF, CGPME, UPA) avait bloqué toute revalorisation en 2005 et accepté seulement 1 % en 2004. Face à cette situation, après concertation, les 5 confédérations syndicales ont fait front uni pour exiger une revalorisation de 3 % afin de rattraper la perte du pouvoir d’achat dont ont fait les frais les allocataires de l’assurance chômage au cours de ces deux dernières années (y compris la CGT qui revendiquait publiquement 8,5%).

Le patronat, arguant à nouveau du déficit cumulé de l’UNEDIC (-13,2 milliards d’euros fin 2006), a refusé dans un premier temps toute revalorisation. La délégation patronale a voté contre la proposition syndicale de 3 % qui n’a donc pu être adoptée en l’absence d’une majorité. Nous avons fait valoir que la situation financière de l’UNEDIC s’est nettement redressée puisqu’on est passé d’un déficit de l’année 2005 de -3,2 milliards d’euros à un solde annuel positif de + 245 millions d’euros prévu en 2006. Le MEDEF a alors proposé 1 %, ce que les 5 confédérations syndicales ont rejeté.

Le MEDEF a fini par mettre aux voix une ultime proposition : + 2 % au 1er juillet 2006. Les 5 confédérations, après concertation, ont décidé de s’abstenir, permettant l’adoption de cette augmentation, et évitant de pénaliser fortement les chômeurs une année de plus. Cette revalorisation n’est pas satisfaisante mais elle permet a minima, le maintien du pouvoir d’achat des allocataires au cours des 12 derniers mois. Nul doute que le front uni des confédérations syndicales, CGT compris, ce qui est nouveau, a permis de contrer la volonté patronale d’accroître encore la perte de pouvoir d’achat des allocataires.

 
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