03 septembre 2010
Fédération Générale des Transports et de l'Equipement
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Sommet social

Sommet social : des mesures insuffisantes
 
90200 chômeurs au mois de janvier 2009, c’est à ce rythme plus d’un million de chômeurs en plus pour l’année 2009. Cette seule perspective montre bien l’insuffisance des propositions faite le 18 février lors du sommet social par le président de la république.
 
Certes c’est finalement 6 millions de foyers qui seront concernés par les allègements fiscaux liés à la suppression du paiement du deuxième et troisième tiers de la première tranche d’imposition (mais les plus bas revenus, près d’un ménage sur deux, sont déjà totalement exonérés). Cette mesure devrait couter 1,1 milliards d’euros, soit en moyenne environ 15 € par mois et par foyer fiscal concerné. Les ménages qui bénéficient de la prime de rentrée scolaire toucheront dès le mois de juin une prime de 150 € supplémentaires, des bons d’achat la personne de 200 € par foyer seront attribués aux bénéficiaires de l’allocation personnalisée d’autonomie à domicile ou du complément mode de garde ainsi qu’aux foyers qui ont un enfant handicapé.
 
La prime de 500 € versée en une seule fois pour les chômeurs non indemnisés ayant travaillé deux mois était une demande des organisations syndicales et concernera surtout les jeunes qui accumulent les contrats cours et autres contrats précaires. L’indemnisation du chômage partiel sera portée de 60 % à 75 % du salaire brut, mais uniquement dans les branches et les entreprises qui signeront une convention avec l’Etat.
 
Toutes ces mesures seront certes une aide pour les personnes en difficulté, mais au total, cela ne représente que 2,6 milliards d’euros, pas de quoi alimenter une véritable relance. Même en ajoutant ces 2,6 milliards d’euros aux 26 milliards d’euros du plan de relance français, celui-ci reste insuffisant. A l’échelle américaine il devrait être de 125 milliards d’euros, et au moins de 40 milliards d’euros à l’échelle allemande ou britannique.
 
Pourtant les besoins existent, investir massivement dans le logement social serait à la fois une réponse à la demande de millions de personnes mal logées, un facteur de modération des loyers dans le parc privé et une source de commandes pour le secteur du bâtiment aujourd’hui fortement impacté par la crise. Investir dans une économie plus respectueuse de l’environnement pourrait également être générateur d’emplois dans la recherche, le développement des énergies renouvelables ou de la construction d’infrastructures alternatives au tout routier.
 
La lutte contre le chômage, c’est aussi l’affaire de l’emploi public. Il n’y a pas que les universités et la recherche : l’abandon de l’ingénierie publique, par exemple, menace près de 3000 emplois au MEEDDAT au moment ou les collectivités en auraient besoin pour conduire à bien leur projet. Réduire les inégalités, n’est pas seulement affaire de justice sociale, c’est aujourd’hui une nécessité économique. Redistribuer les richesses, financer les dépenses publiques, sociales, c’est possible, si on revenait sur les multiples réformes fiscales depuis 2000.
 
Celles-ci auraient rapporté à l’Etat près de 23 milliards d’euros en 2007. En rajoutant les 15 milliards d’euros du paquet/bouclier fiscal de Sarkozy on voit que les moyens sont là. Manque la volonté politique. L’action déterminée et unitaire des salariés de la Guadeloupe doit être saluée et montre qu’on peut faire reculer le gouvernement. Les manifestations du 29 janvier ont permis un premier infléchissement de sa politique. Il faut le 19 mars être encore plus nombreux afin d’obtenir un changement de cap et une prise en compte de nos revendications
 
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