Décès de Bernard Le Gall
Décès de Bernard Le Gall
Bernard,
Tu es parti trop tôt, trop vite, et c’est pour nous une profonde tristesse. Mais le souvenir que nous gardons de toi dans nos têtes et nos cœurs est bien vivant.
Militant syndical à la CFDT, militant de longue date, tu as été de toutes les luttes pour défendre les salariés et notamment les plus modestes d’entre eux.
Nous avons beaucoup appris à tes cotés, de par ton engagement, ton dévouement, tes analyses ; tes interventions en réunion étaient toujours attendues et écoutées ...
Tu avais parfois le verbe haut, surtout à la fin de tes interventions, mais tu étais toujours fraternel et c’est bien là l’essentiel.
Faire le tour de ton engagement prendrait beaucoup de temps et puis tu ne recherchais pas les éloges, mais comment ne pas évoquer toutes ces nombreuses années de syndicalisme, d’abord au sein de ton syndicat, puis en tant que membre du bureau national de l’Union fédérale Équipement, où tu as été en charge de nombreux dossiers, comme la presse, la formation, les dossiers catégoriels et surtout le développement dans le secteur exploitation.
Tu as pris de nombreuses responsabilités, d’abord en tant que secrétaire général adjoint (de 1996 à 1999), puis secrétaire général de l’UFE CFDT (de 1999 à 2003), et enfin à partir de 2003, en tant que membre de la Commission Exécutive de la FGTE, où tu as joué un rôle essentiel pour continuer à faire vivre notre fédération. Tu as notamment remis sur pieds le secteur formation.
Toutes ces années de militantisme nous laisseront le souvenir d’un militant volontaire et efficace et d’un camarade avec lequel il était rassurant et agréable de travailler. Et puis, au-delà du militant, il y avait aussi l’homme, attentif à tous ceux qui l’entouraient, prêt à leurs témoigner son amitié ...
Alors Bernard, oui tu es parti trop tôt et tu nous manques ! Salut camarade ! Salut l’ami !
Daniel Metrich membre de la Commission Exécutive de la FGTE
Bernard,
Même ceux qui t’ont parlé récemment étaient loin de s’attendre à ce que nous te retrouvions aujourd’hui ici et non dans ton jardin. Nous aurons le regret de ne pas avoir assez profité de l’instant, d’avoir trop cédé au temps qui passe. Nous prenions nos désirs pour des réalités, peut-être, nous avions l’espoir que tu jouirais paisiblement de ta retraite après un de ces accidents de santé au long cours qui t’avaient déjà éprouvé. Le réel est plus cruel.
Mais tu vivras dans les pensées de nombreux amis. L’un se souviendra du breton de cœur, l’autre du parisien, et tu étais les deux, jusqu’à reposer demain près de la route qui fait le lien. Un autre encore aura partagé ton amour du vélo, une autre connu la vie de la subdi où tu étais dessinateur. Et tout un cortège de souvenirs s’attache à ta longue carrière militante à la CFDT Equipement, puis à la FGTE. En homme organisé, habitué à anticiper les événements, ton parcours a été une suite d’adaptations réussies, professionnelles (ajusteur, dessinateur, cadre) et militantes, du Syndicat Départemental des Hauts de Seine à l’Union Professionnelle Régionale d’Ile de France, au Bureau National puis au Secrétariat Général de L’Union Fédérale de l’Équipement et enfin à l’exécutif de la fédération. Tu savais ce que tu devais aux militantes qui t’ont formé syndicalement, mais tes qualités propres nous ont tous marqué, notamment dans les moments difficiles, quand il a fallu affronter des crises, en 1995, en 2003, et surtout reconstruire.
Constance dans l’engagement, esprit d’équipe, combativité et rigueur pour ne citer que celles-là : tu « assurais », tu rassurais. Dans tous les collectifs dont tu as fait partie, le souvenir restera de ta solidité, de ta fidélité aux valeurs CFDT de transformation de la société et à ceux et celles qui les portaient, de ta volonté de ne rien lâcher quand la justice où l’égalité des droits étaient en cause. Quant à moi, je perds un ami de trente ans (et plus) – oui, ça existe – avec qui j’ai partagé l’essentiel de ma vie militante.
Tu as apporté beaucoup, Bernard, à tes amis – tous n’ont pas pu venir – et à beaucoup d’inconnus.
Repose en paix.
Kenavo, p’tit gars de Concarneau …
Au revoir, ami de Paris …
Chapeau bas devant toi, compagnon de nos luttes et de nos joies.
Jean François Rupert ancien membre de la Commission Exécutive de la FGTE
