Retraites, les déclarations de François Chérèque,
Retraites
Les déclarations de François Chérèque,
Sur France-Inter, le 22 septembre
Le gouvernement est « en plein doute » sur la réforme des retraites. « Alors qu'il nous disait avant les premières manifestations qu'on ne pouvait rien changer, il a commencé à bouger à la marge après les manifestations du 7 septembre ».
« Et là, en plus de changer sur les carrières longues, la pénibilité, les polypensionnés, on dit maintenant qu'il peut y avoir des ouvertures sur le problème des femmes qui se sont arrêtées de travailler, sur les seniors qui sont au chômage, sur les handicapés ».
« Cela montre que c'est toute la réforme du gouvernement qui est mauvaise. A force de dire qu'on peut changer sur tout, il faut tout changer. Donc, il faut discuter d'une autre réforme ».
« Le gouvernement ne pourra pas rester dans la position qui est la sienne aujourd'hui. On prendra tout ce qu'on obtiendra par ce mouvement, la CFDT a toujours eu une démarche pragmatique »
Dans un entretien au Parisien :
Aujourd'hui en France, le gouvernement doit faire « du rafistolage sur tout ». « La journée de jeudi doit être suffisamment forte, autour de deux millions de manifestants, pour obtenir de nouvelles ouvertures ».
L’exécutif doit « revoir sa copie sur le fond », c'est-à-dire « les fameuses bornes d'âge » (62 et 67 ans), les salariés « n'en resteront pas là » si le gouvernement « reste sourd ». « Nous sommes dans un mouvement durable. La CFDT ne se désolidarisera pas de l'intersyndicale».
François Chérèque a souhaité l'organisation d'une nouvelle journée « un week-end, pour ne pas pénaliser financièrement les salariés ». ■
