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(mauvaise) Humeur
Pas pour tout le monde, la crise !
Dans une entreprise, des écarts de salaires de plus de 1 à 30 ne reposent sur aucune justification particulière en matière de productivité. C’est un « prix » payé sur le marché du travail fixé en réalité entre pairs au sein des conseils d’administration. Pas étonnant qu’il y ait explosion à la hausse et que ces rémunérations extravagantes se maintiennent quels que soient les résultats économiques de l’entreprise. Il n’y a bien qu’aux Etats-Unis qu’un Président peut songer à les limiter.
Il s’ajoute au salaire des dirigeants de grands groupes, sous couvert de « performance », des stock-options, distribution d’actions gratuites, parachutes dorés, retraites « chapeau » etc, qui constituent l’essentiel de leurs revenus. Ils rémunèrent en fait la capacité à faire monter le cours des actions, mais nullement la contribution de l’entreprise à l’économie : supprimer des emplois, restructurer les activités, sous-traiter massivement, peu importent les conséquences.
Notre président voudrait (tardivement) limiter (temporairement) les abus (seulement) dans les entreprises où l’Etat apporte des fonds. Le service minimum : de la com’ qui ne règle rien !
