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Plan de relance
En retard de 2 Grenelle : social et environnemental
Le plan de relance du gouvernement n’est pas seulement muet ou presque sur le pouvoir d’achat, il ignore tout autant, en matière d’investissements, les objectifs fixés par le Grenelle de l’Environnement, notamment en matière de transports.
Plusieurs rapports ont établi de manière indiscutable que le niveau d’investissement en France dans les infrastructures de transport est insuffisant pour soutenir à long terme la croissance, car les questions de transport et l’état des réseaux sont un élément important de la compétitivité de notre économie (contrairement à ce que pourrait laisser croire le discours du Medef, qui ne parle que salaires et charges). Mais plus personne ne conteste depuis le Grenelle de l’Environnement que les investissements à réaliser doivent prendre en compte l’entretien de l’existant, qui autrement se dégrade rapidement (le réseau ferré ou les voies navigables) mais aussi favoriser un report modal.
Or les financements de l’Etat dans le cadre du plan de relance sont à peu près équivalents pour la route (400 millions d’euros) et pour les modes alternatifs (470 millions). Pas d’accélération pour le TGV Rhin-Rhône. Et rien n’est prévu pour accélérer la réalisation de l’écluse fluviale ou améliorer la desserte ferroviaire dans le cadre de Port 2000 au Havre. Rien de bien nouveau non plus pour l’Ile de France, où le retard d’investissement est considérable, ni pour le fret ferroviaire qui a besoin pourtant d’un réseau à priorité fret.
Face à une crise économique majeure, les mesures gouvernementales ne sont pas à la hauteur. Sourd à la demande sociale, le Président de la République vante un effort exceptionnel d’investissement de l’Etat, choix d’avenir qui justifierait un déficit budgétaire de 100 milliards d’euros (mais pas une remise en cause du paquet fiscal). Cet effort est en fait grossi de façon malhonnête par l’ajout aux sommes inscrites au Budget de l’Etat des contributions des entreprises publiques (RATP, SNCF) et surtout des collectivités territoriales. Il est finalement à la fois insuffisant et mal orienté.
