Autoroutes
les salariales auront lieu dans les entreprises
La proposition extrêmement faible des 6 sociétés de revalorisation du point d'indice de 0,8 % conforte la position de la CFDT qui a demandé de renvoyer immédiatement les négociations salariales dans chaque entreprise, dans un double objectif : rapidité et résultats à la hauteur pour les salariés.
La CFDT avait demandé dès le mois de février une réunion au niveau des 6 sociétés qui étaient liées jusqu'à maintenant par les négociations salariales : APRR, ASF, ESCOTA, SANEF, SAPN et ATMB. L'objectif était de débattre sur le contexte nouveau de ces 6 sociétés (dont les 5 premières sont privatisées et la dernière toujours soumise à la tutelle de l'Etat), et notamment à quel niveau devaient se dérouler les négociations. Ces sociétés concernées n'étant pas soumises aux mêmes contraintes et n’ayant pas les mêmes résultats, les directions ont fait une proposition salariale ridiculement basse, renvoyant la suite des négociations dans chaque entreprise. Accepter cette proposition risquait de plomber la suite. La CFDT a donc choisi de passer directement à la négociation en entreprise, où les marges de manoeuvre seront plus importantes, et permettront notamment de prendre en compte le « bonus Villepin » qui peut aller jusqu’à 1 000 euros (à condition qu’un accord soit signé avant le 15 juin). Cette position est assortie d'une exigence : que les négociations commencent au plus tard d'ici 10 jours.
