17 mai 2008
Fédération Générale des Transports et de l'Equipement

Emploi, pouvoir d’achat, protection sociale : la totale !

Fédération
Le projet de loi de financement de la Sécurité Sociale est inacceptable. La CFDT a voté contre dans les trois caisses.
 
Pour la première fois, un désengagement de la Sécurité Sociale dans le financement des dépenses de santé est programmé pour la période 2007 / 2009. Le projet de loi prévoit une évolution des dépenses d’assurance maladie de 2,2 % en moyenne annuelle pour une croissance du PIB de 2,6 %. Ce seront les assurés et les complémentaires qui devront combler la différence. Depuis l’adoption de la « réforme » de l’assurance-maladie, seules les mesures bénéficiant aux médecins ou mettant à contribution les salariés et retraités ont été mises en œuvre. Après avoir fait supporter par les usagers, les principales mesures de financement de la loi du 13 Août 2004, le gouvernement en rajoute par la mise en place d’une franchise de 18 euros pour les actes dépassant 91 euros. Les inégalités d’accès aux soins se creusent. Quand au Dossier médical personnel, indispensable à l’efficience et la qualité des soins, sa mise en place n’est financée qu’à hauteur de 150 Millions d’euros.

En matière de retraites, le gouvernement vient de décider unilatéralement de faire supporter aux salariés l’augmentation des cotisations retraites. Le projet prévoit la répartition des 0,2 % supplémentaires prévus dans la loi Fillon à partir du 1/1/06 comme suit : 0,15 % pour les salariés et 0,05 pour les employeurs. Et pour la 1ère fois les excédents de la branche vieillesse du régime général ne seront pas affectés au fonds de réserve des retraites mais au Fonds de solidarité vieillesse qui est en déficit.

A chaque fois, les salariés et retraités sont seuls mis à contribution et notre protection sociale est mise en danger. Tout cela pour financer des réductions d’impôts pour les plus aisés ! Des intentions ou grandes déclarations aux actes, la marge est décidément de plus en plus grande.
Emploi et pouvoir d’achat sont au cœur de la question sociale. Mais nous avons une majorité politique aveugle, qui cherche son salut dans la fuite en avant vers encore plus de libéralisme, un Gouvernement sourd aux cris de protestation et un patronat muet, qui préfère agir dans l’ombre plutôt que négocier, car il se sait soutenu et protégé par le pouvoir. Ce sont là les ingrédients de la crise sociale qui s’approfondit.
 
 
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