22 mai 2012
Fédération Générale des Transports et de l'Equipement

La retraite des marins leur est due

Transport maritime

Les régimes particuliers sont une juste reconnaissance des métiers pénibles et dangereux des marins.

 Aujourd'hui d'une façon provocante, le gouvernement remet le débat des régimes particuliers à l'ordre du jour, sans attendre le calendrier 2008. De même le Président de la République M. SARKOZY ne pourra pas diviser les navigants de la pêche et du commerce, la mer est notre lieu commun de travail et l'ENIM notre lien social.
 
Les régimes particuliers, et notamment l'ENIM, ne sont pas une injustice sociale, mais une évidence, une juste reconnaissance d'un métier qui demeure pénible et dangereux. A l'instar de la pêche, une retraite accordée à 55 ans, lorsque l'on navigue depuis l'âge de 16 ans, n'est pas une injustice sociale !
 
Le régime spécifique des marins compense en partie les exigences des métiers du commerce ou de la pêche, avec leurs risques dans un milieu hostile qu'est la mer. La meilleure technologie ne parviendra jamais à inverser cette réalité. Hélas, l'actualité nous le rappelle régulièrement.
L'exotisme des voyages, le soleil, les plages bordées de cocotiers et autres images d'Epinal, c'est le rêve des vacanciers et des voyageurs de pays lointains, mais ce n'est pas la réalité des marins.
Les pénibilités sont concentrées et de tous ordres sur un navire.
 
La séparation de la vie familiale et l'éloignement, les conditions météorologiques et climatiques, les décalages horaires, le travail par quart et le travail de nuit puis devient le travail de jour dans le principe d'un service continu et permanent. Cette organisation du travail est de plus en plus contraignante en raison des effectifs étriqués tout en tenant compte de la sécurité et de la sûreté.
 
Enfin si notre espérance de vie s'approche de celle des autres salariés, c'est parce que nous partons à 55 ans, aller au-delà de cet âge signifierait raccourcir cet espoir de profiter de la retraite le plus longtemps possible.
 
Cependant beaucoup disparaissent avant de mettre le sac à terre frappés par des accidents du travail, des suicides où sont victimes de maladies professionnelles dont certaines ne sont pas reconnues comme telles (TMS ou vibrations).
 
Notre profession a vu peut-être des améliorations de ses conditions de travail, mais il reste un métier à haut risque notamment à la pêche et les niveaux de retraite ne sont pas à la hauteur des contraintes et des risques encourus.
 
La justice sociale passe par la reconnaissance de certaines spécificités inhérentes à la profession et donc, bien entendu la pénibilité et les aspects de santé.
 
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