19 mai 2012
Fédération Générale des Transports et de l'Equipement

Quatre raisons au moins de se mobiliser

Fédération

L'emploi c'est un droit .... nous voulons une véritable politique de soutien à l'emploi ...

Qu’il s’agisse des manifestations interprofessionnelles du 5 février et du 10 mars, des élections politiques, ou du référendum sur le projet de Traité Constitutionnel Européen, c’est le refus des salariés et retraités de voir la situation sociale continuer à se dégrader sous l’effet des politiques libérales qui s’est massivement exprimé. Il n’y a pas de pire sourds que ceux qui ne veulent pas entendre, mais en syndicalistes tenaces et déterminés nous ne baissons jamais les bras.

L’emploi, c’est un droit

Les recettes libérales, moins de contraintes pour les employeurs, moins de taxes et de cotisations sociales, ont toujours échoué à faire reculer les inégalités et le chômage. Les 35 heures sont démontées pièce par pièce, on revient sur les acquis de professions entières comme les conducteurs dans les transports routiers, les entreprises gardent les aides, mais sans contrepartie. Résultat : il y a moins de postes de travail aujourd’hui qu’en 2002, et davantage de personnes en recherche d’emploi. Les derniers chiffres de l’UNEDIC n’y changent rien. Comme à chaque fois, la pression mise sur les chômeurs fait monter le découragement et les radiations des statistiques, mais aussi le nombre de RMIstes.

Nous voulons une véritable politique de soutien à l’emploi

Le tassement du pouvoir d’achat prive l’économie du principal moteur de la croissance, la consommation des ménages. La quasi-suppression des contrats aidés (notamment les emplois-jeunes) et la réduction systématique de l’emploi public (accélération des suppressions d’emplois à la SNCF ou à l’Equipement) aggravent la situation. Des entreprises sous « pavillon de complaisance » font leur apparition dans la plupart de nos secteurs. La concurrence exacerbée à l’échelle de l’Europe déstabilise nombre d’entreprises, et ce sont les salariés et leurs familles qui paient pour les restructurations et les faillites.

Nous voulons un emploi pour tous avec tous les droits

Le contrat nouvelle embauche ne vient pas seulement s’ajouter à toutes les formes de contrat précaire par où passent les ¾ des recrutements. Le Medef en avait rêvé, le gouvernement l’a fait, le contrat qui pourrait remplacer à la fois le CDD (en moins favorable pendant la 1ère année !) et le CDI (avec une période d’essai de 2 ans !) fait son entrée dans le Code du Travail. Introduit pour commencer dans les entreprises de moins de 20 salariés, il constitue, avec d’autres dispositions, comme celles relatives au temps de travail ou aux institutions représentatives du personnel, un véritable Code au rabais. Inacceptable.

Nous voulons pour chacun(e) un salaire pour être reconnu et vivre décemment

De plus en plus souvent les grilles de classification sont rattrapées par le SMIC, et ne permettent pas de vraie reconnaissance professionnelle. C’est vrai aussi bien dans la Fonction Publique que dans nombre d’entreprises du secteur privé, l’augmentation de la prime pour l’emploi – pourtant insuffisante pour compenser le dérapage du coût de la vie - est un aveu. Les difficultés de vie augmentent, même pour ceux qui ont un travail à plein temps, et le service public recule sous l’effet des privatisations et du désengagement de l’Etat, comme dans les transports collectifs.

Patronat et Gouvernement se donnent la main pour faire pleuvoir les mesures antisociales. La résistance ne peut s’organiser seulement dans l’entreprise. C’est un changement de cap qu’il faut obtenir.

(octobre 2005)

 
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