19 mai 2012
Fédération Générale des Transports et de l'Equipement

Négociations OMC

Fédération

Déclaration commune sur les négociations de l’OMC

Les organisations syndicales françaises, avec la Confédération européenne des syndicats (CES), sont convaincues qu’un système commercial plus ouvert, plus régulé et plus équitable est un instrument de paix et de prospérité. Un développement équilibré du commerce mondial doit promouvoir le travail décent tel que défini par l’OIT, l’accès au progrès social des plus démunis.

C’est pourquoi nous revendiquons que la dimension sociale soit incluse dans les négociations d’ouverture des marchés, ce que refuse actuellement une partie des gouvernements membres de l’Organisation mondiale du commerce (OMC).
Nous revendiquons aussi une OMC plus transparente et articulée avec les organisations des Nations unies, dans une perspective de gouvernance mondiale.

L’absence d’accord au niveau de l’OMC ne pourrait que laisser la place à des accords bilatéraux qui reposent, le plus souvent, sur la loi du plus fort et ignorent l’intérêt général. Des millions de personnes continueraient à être privées d’un accès au développement et aux moyens d’existence qui y sont liés.

Plusieurs des questions qui seront négociées lors de la conférence de Hong-Kong, la semaine prochaine, font l’objet de blocages. Le niveau d’exigence des pays en développement s’accroît légitimement tandis que les nations industrielles font face à de grandes mutations. Dans un monde qui change, il est normal que le processus de négociation conduise à des changements significatifs.

C’est la volonté de corriger les distorsions existantes et de garantir plus de justice et d’équité qui doit guider les négociations.

C’est pourquoi, à un moment crucial de ces négociations, les organisations syndicales françaises souhaitent peser sur le débat :
  • pour aboutir à un accord équilibré qui prenne en compte les besoins de croissance et de développement des pays du Sud, et donne aux pays industrialisés les moyens de faire face aux évolutions économiques et sociales qui découlent d’une plus grande ouverture du commerce mondial ;
  • pour que l’Union européenne soit en capacité de parler d’une seule voix au nom de l’intérêt de tous les européens, et que l’ensemble des états européens soit partie prenante de ce positionnement.
Les études d’impact sur l’emploi, les conditions de travail et le développement liées aux négociations d’ouverture des marchés doivent être systématisées et réalisées en préalable, et faire l’objet d’une consultation formelle des partenaires sociaux.
Au niveau européen, nous revendiquons la mise en place d’un fonds de restructuration pour anticiper et faire face aux conséquences des mutations industrielles. Il doit être accompagné de politiques sectorielles dynamiques.

Enfin, dans le cadre de l’ouverture des marchés, tous les services publics non-marchands, notamment l’éducation et la santé, doivent être clairement maintenus en dehors de la libéralisation des échanges, comme cela est actuellement prévu.

Pour les organisations syndicales signataires, l’urgence de lutter contre la pauvreté dans le monde doit conduire les gouvernements à changer les règles du commerce mondial afin d’en faire un facteur de progrès pour toutes les populations, au Nord comme au Sud de la planète
 
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