11 fvrier 2012
Fédération Générale des Transports et de l'Equipement

Noël bloqué par les routiers ?

Transport routier

Noël bloqué par les routiers ?

Près le blocage de Rungis dans la soirée du 19 au 20 mai 2009 avec 400 militants CFDT, après la paralysie, en intersyndicale, de plus de 50 plateformes et 300 entreprises, pour obtenir de meilleures conditions salariales et de travail, le patronat, opposant le social à l’environnemental, a répondu par des propositions qui frisent l’indécence.

Les propositions patronales (2,5 % pour les plus bas salaires et 1,5 % pour le plus haut coefficient), n’apportent pas de réponse aux bas salaires de la profession et provoquent de plus un écrasement des grilles de salaires. 4 coefficients sont en dessous du SMIC et l’augmentation de 2,5 % permettra, au mieux, de mettre les 4 premiers niveaux au SMIC sans pour autant décoller les niveaux suivants du SMIC. L’écrasement de la grille conventionnelle serait alors acté. C’est intolérable.

Ce n’est pas ce que les salariés attendent, ils veulent être rémunérés à la hauteur de leur travail et de leur savoir faire. Le gouvernement n’a pas pris la mesure des enjeux et du mécontentement des salariés du transport routier et se retrouve en contradiction avec son affichage pour un développement durable, incompatible avec un transport à bas coût.

Ce n’est pas faute d’avoir prévenu ! Les organisations syndicales, face à l’arrogance patronale, appellent à une grève générale à compter du 13 décembre dans le transport routier de marchandises et revendiquent :

œ Un salaire revalorisé à 10 € de l’heure pour le coefficient le plus élevé chez les ouvriers sans écrasement des grilles et de 4 % pour les maîtrises et cadres ;

œ Des frais de déplacement revalorisés de 4 % ;

œ Une grille d’ancienneté identique pour tous ;

œ Un treizième mois pour tous ;

œ L’ouverture immédiate d’un calendrier social revendicatif.

Le 13 décembre, ni les dépôts d’essence, ni les routes ne seront bloqués, mais seront concernés les entreprises de logistique, de distribution ainsi que celles des représentants des fédérations patronales en régions.

L’approvisionnement des grandes surfaces risque d’être fortement perturbé, notamment pour les denrées périssables. Devant la gravité de la situation, les syndicats ont demandé une audience au ministre des transports pour l’informer des revendications portées unitairement et connaitre son point de vue. Le ministre des transports a reçu les 2 et 3 décembre les organisations patronales et le 7 décembre les organisations syndicales. Il s’agit pour le ministre d’éviter le conflit, les revendications des syndicats pour une hausse des salaires de 4 % ne lui paraissant pas inacceptables.

Pour l'Union fédérale Route CFDT, la situation ne peut plus durer : Les trois quarts des 475 000 conducteurs sont payés au SMIC ou en dessous. Face à un patronat qui invoque « la pandémie fiscale sous couvert d’environnement » pour refuser d’augmenter les salaires, l’action résolue des salariés du transport routier de marchandises devient incontournable. A chacun de prendre ses responsabilités !

 
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