Grève sur les salaires aux Autoroutes du Sud de la France
Grève sur les salaires aux Autoroutes du Sud de la France
Malgré le froid, malgré les réquisitions pour assurer le déneigement, plus de 50 % des personnels d’ASF étaient en grève le 18 décembre 2009 pour réclamer de meilleurs salaires et conditions de travail, ce qui est sans précédent depuis la grande grève contre la privatisation en octobre 2005.
Les salariés de COFIROUTE étaient également en grève ce jour là et le succès de la mobilisation a été du même ordre. Cette grève fait suite aux réunions de négociations, les 19 novembre, 8 et 15 décembre, qui se sont terminées par un constat de désaccord, signé par la seule direction. Malgré les bons résultats d’ASF, les directions enfermées dans une position dogmatique refusent de s’engager dans des augmentations salariales.
D’après le quotidien les Echos, le groupe VINCI a renoué le dialogue avec l’Etat pour bénéficier du plan de relance de l’Etat, et dans le même temps bloque le pouvoir d’achat des ses salariés. Pourtant le plan de relance passe aussi par les salaires. Comment un grand groupe qui base toute sa communication sur des partages de valeurs peut-il se comporter avec autant de cynisme ?
La politique salariale du groupe censée se décider dans les entreprises, au plus près du terrain est en réalité pilotée au plus haut niveau du groupe avec comme seul leitmotiv : ne rien lâcher quelle que soit la situation économique de l’entité de travail. Pourtant dans le même temps, aucune restriction n’impactera les dividendes des actionnaires !
La politique de diminution des effectifs et de réorganisations incessantes génère une souffrance au travail. La qualité du dialogue social dont se targue VINCI dans la presse spécialisée, couronnée par des distinctions en tout genre, est mise à mal par cette centralisation du pouvoir décisionnaire dans tous les domaines de politique sociale et notamment sur les négociations salariales. Les vraies réussites sont celles que l’on partage, ce slogan du groupe VINCI, plein de bon sens, les salariés attendent qu’il s’applique à la politique des salaires.
L’intersyndicale CFDT – CFE/CGC – FO – UNSA se réunira dans les prochains jours afin d’examiner les suites à donner après la forte mobilisation du 18 décembre.
