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Carrières longues
Coup de vice gouvernemental
Au cours de cet été, une lettre ministérielle transmise aux directeurs des caisses de retraite remet en cause à partir du 1er janvier 2009 les modalités de mise en œuvre des départs anticipés "carrières longues" malgré l’avis négatif des administrateurs salariés (dont ceux de la CFDT) de la Caisse nationale d’assurance vieillesse.
Concrètement, le gouvernement entend appliquer un allongement de un trimestre pour les salariés nés en 1949, de deux pour ceux nés en 1950, de trois pour ceux nés en 1951 et de quatre pour ceux nés en 1952 . Ainsi un salarié né en 1952 qui part en retraite en 2009 se verrait contraint d’avoir effectué 172 trimestres (43 ans !) pour bénéficier du départ « carrières longues » alors que la durée légale exigée en 2009 pour le taux plein sera de 161 trimestres (40 ans et 1 trimestre).
La CFDT constate que la portée du dispositif juste et équitable obtenu en 2003 est considérablement réduite. Pour nous, tout salarié ayant commencé à travailler avant dix sept ans ne doit pas cotiser plus de quarante deux années. Avec ces nouvelles dispositions, des salariés ayant commencé à travailler à quatorze, quinze ou seize ans se voient imposer un allongement brutal pouvant aller jusqu’à quatre trimestres. Or ce sont souvent ces salariés qui ont les revenus les plus modestes, avec des conditions de travail les plus difficiles.
La CFDT demande expressément au gouvernement de respecter les engagements pris en 2003. Pour la CFDT, le rendez-vous de 2008 sur les retraites n’est pas bouclé. A la question des carrières longues ainsi posées, se rajoutent celles de la situation des poly pensionnés, de la pénibilité et du niveau des retraites, en particulier des plus modestes.
